A tours quatre personnes membres de RESF et du collectif Soif-d'Utopie sont poursuivies pour diffamation, pour avoir fait un parallèle entre les méthodes de la police sous le régime de vichy pour la traque des juifs et celle que l'on utilise de nos jours pour la traque des sans papiers. Ils sont accusés d'avoir dénoncé dans un communiqué intitulé: "les baleiniers" les méthodes utilisés par la police pour arrêter les parents sans papiers : à savoir exercer des pressions sur les directeurs d'écoles pour avoir des informations sur la nationalité des parents, information contenues dans le fichier base élève.
La réaction outragé du ministre de l'intérieur et des préfets qui ont portés plainte peut prêter à sourire pour un bon nombre de motifs, ils se disent insultés quand on les compare aux fonctionnaires de vichy qui ont collaborés lors de la déportation; mais quand on écoute les discours du président de la république qui stigmatise « les roms », « les jeunes d'origine étrangère » et les autres « éléments indésirables de la république » il est plus que légitime de critiquer ce discours populiste et fascisant ainsi que ses conséquences.
Dans cette « démocratie » qui base sa respectabilité sur un contraste avec les régimes dictatoriaux et autoritaires, dans cette société qui se targue de garantir les libertés individuelles et de défendre les individus . On peu comprendre que cette comparaison mette plus que mal-à-l'aise les dirigeants. L'imposture démocratique est construite sur la croyance que ce système est le moins pire possible, et qu'il est de toute manière le seul rempart contre la dictature.
Les parallèles que l'on peut établir entre celui-ci et un régime fascisant sont autant de coups portés au vernis démocratique, et qui permettent de démêler la réalité et de révéler son vrai visage. Celui d'un régime ou les simples citoyens sont soumis à l'arbitraire d'une police qui dans les faits s'arroge tout les droits et reste impunie, celui d'un arbitraire qui expulse les sans papiers avec une froideur mécanique.
Cette accusation de diffamation, ce n'est pas simplement une tentative de censure, mais une manœuvre qui vise à discréditer les accusateurs de cette "démocratie" en l'occurrence dans ce cas là les quatre de tours. Ce n'est plus à l'état de justifier ses discours xénophobes et son idéologie sécuritaire, l'arbitraire de la police et l'horreur des expulsions. Mais à quelques personnes de justifier les critiques qu'ils portent à ce régime, critiques qui n'en doutons pas seront déclarées infondées par le tribunal.
C'est une tentative de censurer la pensée et l'histoire, non que nous soyons dupes de ce prétendu régime démocratique dont nous n'avons jamais douté qu'il hésiterait à censurer tout et réprimer tout ce qui pourrait remettre en cause ses méthodes et l'ordre capitaliste qu'il défend. Mais cette manœuvre a de quoi inquiéter, dans la société actuelle ou la pensée n'a jamais été aussi délabrée, le fait d'attaquer tout ce qui est encore capable penser de manière critique n'est pas un hasard. Que ce soit les six de Pau, condamnés pour outrage, et cela pour avoir dénoncé les rafles de sans papiers auprès de leur préfecture. Que ce soit Alain Evillard à Poitiers poursuivi pour avoir compare le préfet à papon, ou les sites juralibertaire et indymedia Grenoble qui ont fait l'objet d'un dépôt de plainte pour avoir posté des articles critiques sur l'attitude de la police. Toute ces attaques contre la liberté d'expression et la pensée critique, répondent à un même mot d'ordre, faire taire les critiques et faire rentrer dans le rang tout les réfractaires à l'ordre capitaliste. Une idée lorsqu'elle est partagée par suffisamment de personnes peut devenir une force matérielle, l'état cherche à empêcher la diffusion de ces idées dans la société en discréditant leurs auteurs et en terrorisant tout ceux qui seraient susceptibles d'y adhérer.
La censure est la réponse d'un régime qui ne sait plus quoi répondre aux critiques qui lui sont adressé, car sa position est intenable.
Les seuls coupables dans cette affaire ce sont les patrons qui profitent de l'exploitation des sans papiers et l'état, avec sa faune de flics et de magistrats, responsable de la répression.
RELAXE DES 4 DE TOURS
ABOLITION DES FRONTIERES
DES PAPIERS POUR TOUTES ET TOUS
site du comité de soutien aux quatre de Tours : http://baleiniers.org/
vendredi 10 septembre 2010
samedi 5 juin 2010
Israël, Palestine et les autres... guerre à tous les états!
Si il est une choses vraie de toute les guerres c'est qu'elles ne profitent jamais qu'à une petite minorité de possédants. Le conflit israelo-palestinien n'échappe pas à cette règle. Les morts innocents pour la plupart, se comptent par milliers depuis le début du conflit il y a 60 ans. Dernier épisode en date l'armée israélienne a abattu, une vingtaine d'activiste qui tentaient d'apporter de l'aide humanitaire par bateau aux habitants de la bande de gaza.
Savoir qu' Israël a un budget militaire de 13 milliards d'euros en 2009 ( 10% de son budget total ), permet d'avoir une piste pour comprendre la longévité de ce conflit. Il est évident que les nombreux pays exportateurs d'armes parmi les plus puissants de la planète n'ont pas envie de voir cesser ce conflit qui représente une manne importante.
De plus le contrôle total exercé sur la population palestinienne, et l'extrême pauvreté dans laquelle elle est maintenue permettent d'entretenir une réserve de travailleurs malléables et bon marché pour les entreprises israéliennes.
Les autres gagnants de cette guerre ce sont les religieux et les nationalistes que ce soit en Palestine où le contrôle du territoire est partagé entre les fondamentalistes du Hamas à gaza et les nationalistes du Fatah en Cisjordanie. Ou en Israël où le peuple a mis au pouvoir un gouvernement d'extrême droite lors des récentes élections législatives, sans oublier le poids grandissant des idées des juifs orthodoxes auprès de l'opinion israélienne.
Pour en finir avec cette guerre absurde et sa cohorte de souffrances, il faut en finir avec les états responsables de celle-ci. Que ce soit pour engraisser des marchands d'armes ou des bétonneurs, pour défendre des pointillés sur une carte, pour des idoles religieuses ou nationales, que ce soit en Israël ou en Palestine ce sont toujours les peuples qui font les frais de toutes les guerres.
Pour en finir avec tout les états, pour en finir avec le capital et la faune de parasites qu'il implique.
Pour en finir avec les murs, les frontières, les cages et que le vent de la révolte parcoure la terre et détruise tout ce qui nous opprime.
La seule guerre qui mérite que l'on prenne les armes c'est la guerre sociale.
Il n'y pas de peuple ni de nation, seulement des individus et des affinités.
Abolition de toute les frontières, liberté de circuler et de s'installer.
A mort tout les états. Vive l'internationalisme.
Solidarité avec tout ceux qui luttent en Israël, en Palestine et partout dans le monde.
Savoir qu' Israël a un budget militaire de 13 milliards d'euros en 2009 ( 10% de son budget total ), permet d'avoir une piste pour comprendre la longévité de ce conflit. Il est évident que les nombreux pays exportateurs d'armes parmi les plus puissants de la planète n'ont pas envie de voir cesser ce conflit qui représente une manne importante.
De plus le contrôle total exercé sur la population palestinienne, et l'extrême pauvreté dans laquelle elle est maintenue permettent d'entretenir une réserve de travailleurs malléables et bon marché pour les entreprises israéliennes.
Les autres gagnants de cette guerre ce sont les religieux et les nationalistes que ce soit en Palestine où le contrôle du territoire est partagé entre les fondamentalistes du Hamas à gaza et les nationalistes du Fatah en Cisjordanie. Ou en Israël où le peuple a mis au pouvoir un gouvernement d'extrême droite lors des récentes élections législatives, sans oublier le poids grandissant des idées des juifs orthodoxes auprès de l'opinion israélienne.
Pour en finir avec cette guerre absurde et sa cohorte de souffrances, il faut en finir avec les états responsables de celle-ci. Que ce soit pour engraisser des marchands d'armes ou des bétonneurs, pour défendre des pointillés sur une carte, pour des idoles religieuses ou nationales, que ce soit en Israël ou en Palestine ce sont toujours les peuples qui font les frais de toutes les guerres.
Pour en finir avec tout les états, pour en finir avec le capital et la faune de parasites qu'il implique.
Pour en finir avec les murs, les frontières, les cages et que le vent de la révolte parcoure la terre et détruise tout ce qui nous opprime.
La seule guerre qui mérite que l'on prenne les armes c'est la guerre sociale.
Il n'y pas de peuple ni de nation, seulement des individus et des affinités.
Abolition de toute les frontières, liberté de circuler et de s'installer.
A mort tout les états. Vive l'internationalisme.
Solidarité avec tout ceux qui luttent en Israël, en Palestine et partout dans le monde.
mercredi 24 mars 2010
Aujourd'hui encore et pour combien de temps ?
tract diffé a la manif interpro du 23/03
L'apathie, et l'indifférence envahissent les rues à intervalles réguliers à l'appel des syndicats. Quand ce n'est pas une déambulation exultatoire, c'est le cirque électoral qui sert à canaliser, nos désirs nos colères et nos frustrations. Il est désolant de voir des individus marchant piteusement les uns derrière les autres à la manière d'un troupeau marchant vers l'abattoir, en ayant le sentiment apaisant du devoir accompli.
Il faut reconnaitre que face à l'état et aux institutions internationales aux flics et aux patrons nous parraissont biens insignifiants; chaque existence apparait comme sacrifiable pour la bonne marche du capitalisme. Nous sommes réduits à être les pièces d'une machine que l'on jette quand elles sont usées, la vie défile devant nous et nous en somme les spectateurs passif. Nous ne possédons même plus notre existence, nous sommes virtuellement morts.
Il est temps d'agir
Pourtant si il existe des flics et des syndicats, des antidépresseurs et des téléviseurs, des élections et des manifestations c'est que toute ces choses ont leur utilité. Elles sont autant de façon de neutraliser l'instinct de révolte qui bouillonne au fond de chacun de nous. Croire que nous avons des choses à perdre est une erreur la seule chose que nous risquons de perdre c'est notre vie mais nous en sommes déjà dépossédés. Les télés a crédits et les vacances au club med sont autant de fers qui servent à donner l'impression d'un confort et à nous faire croire que nous pourrions les perdre mais les 8 heures de travail quotidiennes nous dépossèdent déjà de nos vies et ces espèces de substituts matériels ne sont au final que peut de choses à coté de nos existences.
C'est que les puissants savent leurs empires construits sur une base bien fragile, un colosse aux pieds d'argile. Leur plus grande crainte est que la masse grouillante des individus prennent conscience de leurs puissance et se révoltent. Derrière toute soumission il y a le consentement. Il est temps de refuser ce système morbide et de construire selon nos désirs et nos envies les structures qui nous permettrons de nous émanciper et de de nous épanouir.
Détruit ce qui te détruit
Ce qui empêche la réalisation de nos désirs devra être détruit sans pitié, les vieux bâtiments, les flics, les institutions et les vieux rapports sociaux... Tout est à détruire rien n'est réformable, la réforme c'est le voile que jettent les puissants devant nos yeux pour donner l'illusion du changement, ce n'est qu'une tendance passagère et en aucun cas un changement durable. Nous ne pourrons construire correctement que sur les ruines du capitalisme.
Les moyens sont nombreux de l'émeute à la construction d'alternative, du sabotage au partage, sans compter ceux qui nous restent à inventer. Tout ce qui peut entraver la bonne marche du capitalisme est bon à prendre.
La seule contrainte que nous devons nous imposer est de ne pas reproduire ni dans nos luttes ni dans la société future, les rapports de dominations et d'aliénations qui caractérisent la domination capitalistique de l'individu.
Nous n'avons rien a perdre, et tout a construire !!!
Nous voulons vivre ici et maintenant !!!
mardi 2 février 2010
Construire une école c'est construire une prison
« Qu'est ce que tu veux faire plus tard ? » Question récurrente que l'on entend partout, pendant ses études depuis la maternelle au supérieur. C'est une des premières informations que l'on nous demande après le nom/prénom: « tu fais quoi dans la vie, ça mène a quoi? » Comme si pour connaître quelqu'un il suffisait de savoir quelle place il occupe dans l'appareil productif. Si jamais tu ne sais pas ce que tu veux faire, tu est un sujet déviant « c'est pas grave tu as le temps, mais pense y c'est important... ».
Le travail représente un but, le sens que l'on donne à notre vie dans un monde ou tout ce qui pouvait encore nous permettre d'orienter notre vie a été systématiquement effacé. Ce que l'on nous a fait oublier, c'est que le travail n'est pas une fin en soi mais simplement le moyen de subvenir à ses besoins, de produire ce qui manque, de plier la nature à notre confort... Il perd toute sa valeur s'il n'a plus de but visible. Le travail a été érigé en religion pour les masses, pour des individus qui ne peuvent se construire et se définir qu'autour d'une activité professionnelle. On dresse les gens des le plus jeune age ne les habituant à des horaires de bureau, en occupant leur temps de manière structurée grâce à un emploi du temps, en sanctionnant les retards, les absences et le manque d'effort. Tandis que sont valorisé les connaissances « utiles », le zèle , la docilité.
Maternelle-École-Collège-Lycée-Faculté-Entreprise
Tout le système éducatif n'est qu'un dressage minutieux de l'individu pour le rendre productif.
L'éducation nationale n'est là depuis ses début, que pour embrigader et formater les enfants en vue d'en faire des citoyens dociles. Est-ce un hasard si les études furent rendue obligatoires 10 ans après la commune de Paris, dans une période où l'éducation populaire croissait en importance et permettait au peuple de construire ses propres savoirs et sa culture.
Est-ce un hasard si au collège comme au lycée, la première chose qui est demandée à l'élève en début d'année, c'est de signer le règlement intérieur? est-ce un hasard si tout manquement à la conduite de l'élève modèle est stigmatisée comme primo-délinquance? Entrainant tout un tas de mesures répressives qui préfigurent celles de la société. Des heures de colles à la prison, des calmants que l'on donne aux enfants hyperactifs ( notion assez vague où l'on classe tout enfant qui ne peux/veux pas rester assis toute la journée derrière son bureau à se faire chier ) aux antidépresseurs qui permettent aux adultes de voir la vie en rose, de l'exclusion d'un établissement scolaire à celui de la société ce n'est qu'une question d'age. Cette école qui évalue et surveille en permanence les élèves, qui les note en permanence les mettant en compétition comme sur le marché du travail, si t'as pas une bonne moyenne tu finiras dans l'enseignement technique... Si tu n'est pas sage ou que tu as des mauvaises notes c'est noté dans ton dossier et ça nuira a ton parcours scolaire.
L'école détruit l'enfant qui est en nous pour reconstruire un pseudo-sujet avec ses désirs formaté et son amour du conformisme. Cela en vue de fournir des salariés conformes aux attentes du marché du travail.

Le savoir est une arme!
Ce n'est pas un hasard si le gouvernement actuel envisage de supprimer l'histoire-géographie du cursus du lycée. Cette matière étant déjà enseignée d'une manière fortement orienté, en vue d'une présentation unilatérale du monde, où le capitalisme est source de tout les bienfait et la solution à tout les maux, et où l'histoire ne montre qu'un monde dont le capitalisme est la conclusion nécessaire et de loin la plus préférable. L'histoire n'est pas seulement un regard sur le passé, c'est aussi un regard sur le présent. Elle permet de replacer, de comparer le monde d'aujourd'hui avec ce qu'il a pu être, d'en comprendre les bouleversement parfois radicaux, et rend possible la projection dans l'avenir d'un monde différent.
Cette destruction du savoir, c'est aussi celle des savoir techniques, une uniformisation des connaissance et des fonctions dans l'entreprise en vue de rendre les ouvriers interchangeables et donc plus malléables. Là ou celui qui possédait une expertise technique gagnait en sécurité et pouvait faire valoir ses compétence face à son employeur, aujourd'hui le système éducatif a pour but de façonner des travailleurs-employés standards pour qu'ils maitrisent vaguement l'anglais et soient dotés de quelques connaissances « utiles » en informatique. Pourquoi certaines langues ont l'usage serait « inutile » ne ont plus enseignées alors que l'anglais est devenu quasi incontournable dans le parcours scolaire. Pourquoi apprendre aux élèves à se servir d'un traitement de texte et d'un tableur sous windows mais pas la programmation ou l'utilisation d'un système d'exploitation libre comme Linux, connaissances moins utiles d'un point de vue économique mais ô combien plus émancipatrices.

Nous voulons une éducation qui permette aux individus de se construire librement et selon leur besoins, et mettent en valeur le développement personnel plutôt que leur futur emploi. L'école telle qu'elle existe aujourd'hui en France aliène les individus, abrutit les masses et ne permet pas de se construire. Elle est organisée comme une prison ou une entreprise, et est-ce un hasard si dans certains établissements « sensibles » les élèves sont de plus en plus considérés comme une population qui abrite des éléments hostiles, entrainant la mise en place de dispositifs de contrôle (vidéo-surveillance, détecteurs de métaux...) et la présence de flics ( en dehors de l'équipe éducative bien sur...) dans et autours des établissements scolaires. L'école est a l'image de la société elle pue la merde, CPE=FLIC;PION=MATON;PROF=JUGE.
De la même manière qu'il faut détruire cette société pour bâtir sur ses ruines , notre monde. Il faudra détruire l'éducation nationale et reconstruire une éducation qui privilégie le développement personnel et ne laisse personne sur le carreau, une école basée sur la solidarité et la recherche du bonheur plutôt que sur la compétition et l'insertion professionnelle.
Le travail représente un but, le sens que l'on donne à notre vie dans un monde ou tout ce qui pouvait encore nous permettre d'orienter notre vie a été systématiquement effacé. Ce que l'on nous a fait oublier, c'est que le travail n'est pas une fin en soi mais simplement le moyen de subvenir à ses besoins, de produire ce qui manque, de plier la nature à notre confort... Il perd toute sa valeur s'il n'a plus de but visible. Le travail a été érigé en religion pour les masses, pour des individus qui ne peuvent se construire et se définir qu'autour d'une activité professionnelle. On dresse les gens des le plus jeune age ne les habituant à des horaires de bureau, en occupant leur temps de manière structurée grâce à un emploi du temps, en sanctionnant les retards, les absences et le manque d'effort. Tandis que sont valorisé les connaissances « utiles », le zèle , la docilité.
Maternelle-École-Collège-Lycée-Faculté-Entreprise
Tout le système éducatif n'est qu'un dressage minutieux de l'individu pour le rendre productif.
L'éducation nationale n'est là depuis ses début, que pour embrigader et formater les enfants en vue d'en faire des citoyens dociles. Est-ce un hasard si les études furent rendue obligatoires 10 ans après la commune de Paris, dans une période où l'éducation populaire croissait en importance et permettait au peuple de construire ses propres savoirs et sa culture.
Est-ce un hasard si au collège comme au lycée, la première chose qui est demandée à l'élève en début d'année, c'est de signer le règlement intérieur? est-ce un hasard si tout manquement à la conduite de l'élève modèle est stigmatisée comme primo-délinquance? Entrainant tout un tas de mesures répressives qui préfigurent celles de la société. Des heures de colles à la prison, des calmants que l'on donne aux enfants hyperactifs ( notion assez vague où l'on classe tout enfant qui ne peux/veux pas rester assis toute la journée derrière son bureau à se faire chier ) aux antidépresseurs qui permettent aux adultes de voir la vie en rose, de l'exclusion d'un établissement scolaire à celui de la société ce n'est qu'une question d'age. Cette école qui évalue et surveille en permanence les élèves, qui les note en permanence les mettant en compétition comme sur le marché du travail, si t'as pas une bonne moyenne tu finiras dans l'enseignement technique... Si tu n'est pas sage ou que tu as des mauvaises notes c'est noté dans ton dossier et ça nuira a ton parcours scolaire.
L'école détruit l'enfant qui est en nous pour reconstruire un pseudo-sujet avec ses désirs formaté et son amour du conformisme. Cela en vue de fournir des salariés conformes aux attentes du marché du travail.
Le savoir est une arme!
Ce n'est pas un hasard si le gouvernement actuel envisage de supprimer l'histoire-géographie du cursus du lycée. Cette matière étant déjà enseignée d'une manière fortement orienté, en vue d'une présentation unilatérale du monde, où le capitalisme est source de tout les bienfait et la solution à tout les maux, et où l'histoire ne montre qu'un monde dont le capitalisme est la conclusion nécessaire et de loin la plus préférable. L'histoire n'est pas seulement un regard sur le passé, c'est aussi un regard sur le présent. Elle permet de replacer, de comparer le monde d'aujourd'hui avec ce qu'il a pu être, d'en comprendre les bouleversement parfois radicaux, et rend possible la projection dans l'avenir d'un monde différent.
Cette destruction du savoir, c'est aussi celle des savoir techniques, une uniformisation des connaissance et des fonctions dans l'entreprise en vue de rendre les ouvriers interchangeables et donc plus malléables. Là ou celui qui possédait une expertise technique gagnait en sécurité et pouvait faire valoir ses compétence face à son employeur, aujourd'hui le système éducatif a pour but de façonner des travailleurs-employés standards pour qu'ils maitrisent vaguement l'anglais et soient dotés de quelques connaissances « utiles » en informatique. Pourquoi certaines langues ont l'usage serait « inutile » ne ont plus enseignées alors que l'anglais est devenu quasi incontournable dans le parcours scolaire. Pourquoi apprendre aux élèves à se servir d'un traitement de texte et d'un tableur sous windows mais pas la programmation ou l'utilisation d'un système d'exploitation libre comme Linux, connaissances moins utiles d'un point de vue économique mais ô combien plus émancipatrices.
Nous voulons une éducation qui permette aux individus de se construire librement et selon leur besoins, et mettent en valeur le développement personnel plutôt que leur futur emploi. L'école telle qu'elle existe aujourd'hui en France aliène les individus, abrutit les masses et ne permet pas de se construire. Elle est organisée comme une prison ou une entreprise, et est-ce un hasard si dans certains établissements « sensibles » les élèves sont de plus en plus considérés comme une population qui abrite des éléments hostiles, entrainant la mise en place de dispositifs de contrôle (vidéo-surveillance, détecteurs de métaux...) et la présence de flics ( en dehors de l'équipe éducative bien sur...) dans et autours des établissements scolaires. L'école est a l'image de la société elle pue la merde, CPE=FLIC;PION=MATON;PROF=JUGE.
De la même manière qu'il faut détruire cette société pour bâtir sur ses ruines , notre monde. Il faudra détruire l'éducation nationale et reconstruire une éducation qui privilégie le développement personnel et ne laisse personne sur le carreau, une école basée sur la solidarité et la recherche du bonheur plutôt que sur la compétition et l'insertion professionnelle.
DE LA MATERNELLE A L'UNIVERSITE FAISONS RENDRE GORGE AUX FLICS DE L'EDUCATION !
PROFS ET ELEVES UNIS CONTRE LA SOCIETE DISCIPLINAIRE !
ET VIVE LE FEU...
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mercredi 27 janvier 2010
Action anti fasciste
Ne leur laissons pas une seconde chance...
L'ambiance est au fascisme... En France, « l’immigration » est un sujet où il s’exprime le plus : débat sur l’identité nationale, répression des mouvements de sans papiers, régression des lois d’accueil, enfermement des populations migrantes,… La xénophobie, valeur sûre électorale, n’a pas gagné les sphères du pouvoir, puisqu’elle y était déjà : la république universelle est le premier dispositif discriminatoire, le pouvoir considérant ce qui est universel à ses yeux, rejetant ceux et celles qui ne rentreraient pas dans les critères d’attribution républicains. La xénophobie, en revanche, est décomplexée. Alors que certains « représentants du peuple » tiennent des discours dignes d’une autre époque (le temps « béni » des colonies), rien ne semble les faire tomber de leurs trônes. Ce qui avant aurait été la cause d’une éviction cinglante, les classes au pouvoir, au mieux ferment leur gueule, au pire valident les thèses réactionnaires de nos dirigeants. La xénophobie, le racisme d’état s’est transformé en un sujet politique comme un autre, en une valeur comme une autre.
L’europe n’est pas en reste avec la fascisation des lois sur l’immigration (18 mois d’enfermement maintenant pour les sans papiers). En suisse, l’amalgame est aussi fort qu’au 17è siècle : étrangers = musulman (comme en France où : militant = terroriste). En Italie, la mode est au sport, avec la chasse aux immigrés.
Il n’y a pas qu'au sujet de l'immigration que le facisme gagne du terrain. C’est aussi les lois d’exceptions, sous excuse de l’anti-terrorisme, qui interdisent l’anonymat (dans notre société de contrôle, nous devons tous être identifiable), qui fichent (sous prétexte de faire partie d’une population « à risque », comme les militants ou bien les fils d’immigrés), qui s'ingèrent dans nos droits individuels, dans nos maisons. C’est également la réforme de la carte et du système judiciaire français. Non pas que nous défendions l’ancien système, mais son évolution est caractéristique d’une justice de plus en plus expéditive, de plus en plus partiale. L’affaire de Tarnac, ou des lettres de menaces au président de la république, sont révélatrices d’une justice qui a tombé le masque, montrant son vrai visage : expéditive, sauvage, autoritaire, discriminatoire, violente. Toute personne sortant du moule capitaliste ou de la morale réactionnaire est un ennemi en puissance...
La monté du fascisme s’accompagne toujours d’un regain des valeurs familialistes. La réforme des hôpitaux et du système de soin a pour conséquence la fermeture de certains services IVG. Idem pour les maternités. Gageons qu’un jour ou l’autre, avec pour argument le déficit de l’assurance maladie, les systèmes contraceptifs ne seront plus pris en charge… Aujourd’hui en tout cas, les fonds mobilisés pour faire de la prévention s’amenuisent. Tout cela aurait pour « raison » la situation financière du système de soin français... Quand il s'agit de trouver des fonds pour sauver les banques, il y en a. Quand c'est pour améliorer les conditions sociales, c'est une autre histoire. Le fascisme ne contrôle pas que les têtes, il contrôle aussi les corps, et surtout celui des femmes.
Dans ce contexte, où l’autoritarisme « à la papa » fait place à des dictatures du contrôle, aux fascismes démocratiques (où l’idée est de choisir simplement qui est intégré ou pas, non si c’est justifiable), rien d’étonnant que les groupuscules d’extrêmes droites (catho, souverainistes, skine head, identitaires,…) soient en recrudescence, aussi bien dans leur présence géographique que de leur nombre. Lorsque les débats sentent bon la nausée nazionale, que l’ambiance est à la délation, à l’exclusion et à l’enfermement, les fascistes de la rue se sentent pousser des ailes… Ils peuvent surfer sur tous les sujets, car que ce soit le travail, la famille ou la patrie, l’état est officiellement le porte-parole de leurs idées.
Pour contrer le fascisme, il ne faut pas laisser la rue aux groupes haineux. Il faut les combattre. Tout comme il faut combattre le capitalisme et son corollaire l’état républicain, démocratique et bourgeois, qui ne peut que donner naissance à des systèmes fascisants. Il n’est que l'embryon des systèmes totalitaires.
Le groupe anarchiste l'Electron Libre appelle à se rassembler, jeudi 28 janvier à 19 h 30 place Velpeau à Tours, afin de faire front face à cette racaille.
L'état ne résoudra pas nos problèmes, le fascisme non plus !
********************************
Groupe anarchiste l’Electron Libre
groupe.electron.libre@gmail.com
http://groupeelectronlibre.blogspot.com/
JANVIER 2010 : PAS DE FACHOS DANS NOS QUARTIERS, PAS DE QUARTIERS POUR LES FACHOS !
De nouveau le Comité 1571, sorte de Club de pensée et de ralliement de l’extrême droite, organise ce 28 janvier un débat, pas vraiment public. Et même s’il s’est offusqué il y a quelques mois, que « les gôchistes » le confondent avec les Identitaires et les fachos notoires à la suite de leur débat avec Vardon, on ne peut que constater qu’il est bien de cette mouvance nauséabonde.
En effet, le comité 1571 devait à l’origine inviter Alain Soral, pour un débat sur le féminisme… Alain Soral ? On préfère sa sœur Agnès! Ancien militant de gauche dans les années 1990, il fait partie des rédacteurs de l’appel « Vers un nouveau front national » qui lança la polémique sur la naissance de convergences « rouges-bruns ». De 2006 à 2009 il est membre du Front National, chargé des affaires sociales et des banlieues. Il crée son propre groupe politique, Egalité et Réconciliation, des patriotes qui participent entre autres aux marches pour la vie, contre l’avortement. Il est sur la liste électorale anti-sioniste de Dieudonné pour les Européennes. Essayiste et journaliste, il crache à tout va sur les féministes, les homosexuels, les étrangers… et certaines de ses interventions lui valent quelques échauffourées avec les défenseurs de la liberté sexuelle ou les antifascistes, ou des déboires avec la justice comme en ce moment, puisqu’il a du annuler son passage à Tours pour ça ! Dommage, on était déjà quelques unes à avoir aiguisé nos ciseaux !!
Le Comité 1571 change donc d’invité et convie Arnaud de Robert, ancien militant du mouvement nationaliste révolutionnaire « Troisième Voix » et fondateur du mouvement ProPatria à parler de « violence en politique » pour savoir si cette violence est ou a été salutaire pour leur mouvement, et s’il y a encore une place pour elle ! (dixit) En tout cas les bras armés sont déjà prêts, les néo-nazis en poste au bar Le Fair Play ont déjà montrés de quoi ils étaient capables, physiquement…
Pour contrer ce retour de l’extrême droite à Tours, le Collectif antifa 37 appelle à se rassembler JEUDI 28 JANVIER A 19h30 Place Velpeau (à 20H devant l’hôtel Holiday Inn, Rue Edouard Vaillant (à côté de la gare), le comité 1571 se retrouve pour ce débat.)
Fascistes de tous poils, hors de nos vies !
37antifa@gmail.com
L'Union Syndicale SUD/SOLIDAIRES 37 se joint à l'appel à manifester contre la venue d' Arnaud de Robert, ancien militant du mouvement nationaliste révolutionnaire « Troisième Voix » et fondateur du mouvement ProPatria pour parler de « violence en politique » ( à initiative des "Jeunesses Identitaires").
Le mercredi 29 avril 2009, nous avions déjà dénoncé la venue de, Philippe Vardon, fondateur des « Jeunesses identitaires ».
Pour rappel, cette formation politique d’ultra droite se construit dans la droite ligne d’un groupe dissout, « Unité radicale ». Suite à la tentative d’assassinat perpétrée par Maxime Brunerie — membre du Mouvement national républicain (MNR) et sympathisant d’Unité radicale — contre le président de la République française Jacques Chirac lors du défilé du 14 juillet 2002. Le groupe Unité radicale a été dissoutle 6 août 2002.
Nous pensions qu’il était souhaitable de prendre toutes les mesures qui s’imposaient afin d’interdire ce rassemblement néo-nazi à Tours et nous avions écrit au maire de Tours à cet effet. Ce dernier n'a jamais daigné nous répondre..
Nous le mettons de nouveau en garde aujourd'hui.
Nous appelons à se rassembler, dans un premier temps, jeudi 28 janvier, place Velpeau (Tours), à 19h30, afin de faire le point de la situation avec les autres organisations protestataires.
Libellés :
action directe,
anti fascisme,
collectif,
communiqué
mercredi 6 janvier 2010
Nouveau numéro du journal L'Electron Libre
Voilà le numéro 2 du journal anarchiste L'Electron Libre. Les articles du journal sont consultables sur ce blog, le journal est téléchargeable en PDF : fichier pdf: electron libre N2.pdf
Pour le numéro 1 : fichier pdf: Electron libre N1.pdf
Les articles sont aussi sur ce blog.
Pour le numéro 1 : fichier pdf: Electron libre N1.pdf
Les articles sont aussi sur ce blog.
La prochaine réunion du comité de rédaction est le lundi 1er février à 18 h 00 au local 133 quai Paul Bert.
Appel à contribution pour le journal électron libre
Les médias ont tendance à diffuser les idées de ceux qui les possèdent comme l’état, les marchands de canons, des bétonneurs et toute la bande des voyous capitalistes.
On peut y trouver en fouillant bien des reportages people de notre premier nain de France (je m’excuse auprès des nains qui se sentiraient insultés), des argumentaires fallacieux pour un capitalisme vert ou un capitalisme moral, des faits divers aussi sanglants que sordides qui ont pour but de nous faire oublier les informations importantes. D’autres faits divers où les coupables sont les fous/noirs/arabes/sans-papiers/musulmans/terroristes/chômeurs/drogués/pédés/syndiqués/putes/... dont le seul but est de nous rappeler à quel point notre beau pays est dangereux, et surtout ô combien sont justifiées toutes ces mesures sécuritaires dont le seul but est de nous protéger contre eux. Et au passage de contrôler tout ce qui peut l’être dans ce qu’il reste de nos vies pour empêcher toute prise de conscience et faire avorter toute tentative de révolte, collectives ou individuelles.
Par contre, on ne trouve pas d’information sur les mensonges des politicards, pas d’informations sur les luttes en cours, sur les abus commis par la milice nationale, sur les régressions des droits (ou de leur « accès »). Ou alors à la sauce capitaliste et/ou impérialiste, comme pour les « plans sociaux » (simplement s’en foutre pleins les poches) ou les « guerres préventives ».
Plutôt que de leurs laisser le monopole de l’information frelatée nous avons choisi de créer nous même notre propre média, il doit permettre de faire connaître les idées anarchistes au public. D’aller à la rencontre des luttes en cours. De traiter de sujets qui nous tiennent à coeurs, de montrer un autre regard sur ce qui nous entoure, et nous normalise, aliène, exploite, domine.
Pour cela le journal est autofinancé par les cotisations du groupe anarchiste l’Electron Libre. Chacun est libre d’y écrire. La seule « contrainte » étant de respecter les objectifs politiques du groupe (voir ci-contre).
C’est pour cela que nous lançons un appel à contribution. Nous vous invitons à nous envoyer vos articles et éventuellement à venir en débattre lors d’un comité de rédaction. Si vous avez une idée, si vous voulez parler d’une lutte à laquelle vous participez ou dont vous êtes témoins, si vous voulez parler de quelque chose d’abérant qui se passe ou s’est passé près de chez vous.
Contactez nous : groupe.electron.libre@gmail.com
La prochaine réunion du comité de rédaction est le lundi 1er février à 18 h 00 au local 133 quai Paul Bert.
Nos objectifs
• L’émancipation et l’autonomie de tous les individus.
• La reconnaissance de l’individu comme entité de base de toutes organisations sociales.
• L’égalité sociale, économique et politique de tous les individus.
• L’abolition des rapports de domination, d’exploitation et de coercition.
• L’organisation et la possession collective ou individuelle des moyens de production sans spoliation ni profit (autogestion).
• La primauté de la valeur d’usage sur la valeur d’échange.
• L’égalité d’accès dès la naissance et tout au long de la vie de chacun, à l’éducation et à l’instruction dans tous les domaines.
• La libre association des individus.
• Le droit à chacun d’exprimer librement son opinion.
• L’émancipation intellectuelle des individus, c’est à dire la suppression de tous les obscurantismes (religieux, scientifiques, nationalistes,...)
• La liberté de circuler et l’abolition des frontières, ainsi que la libre utilisation de l’espace publique.
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